Extrait du calendrier ICRSP 2003.
24 avril 2026
Un évêque Belge a été condamné récemment par le Vatican à ne célébrer que des messes privées pour n'avoir pas suffisamment dénoncé un prêtre pédophile. L'affaire datant de 2021 vient seulement d'être rendue publique.
Ce silence est pourtant légion un peu partout.
L'ICRSP ne fait pas exception : la hiérarchie a ainsi maintenu en poste un de ses prêtres accusé de pédophilie... dans une de ses écoles, dans le Nord de la France. L'abbé V. est alors directeur de l'école ND de Fatima à Armentières. Il loge chez lui un jeune garçon de 15 ans.
Les faits d'attouchements sexuels sont révélés par la victime en 2004. Informée, la hiérarchie de l'ICRSP "maintient sa confiance en l'abbé incriminé". Elle ne le délocalisera en Afrique qu'en 2006, lorsque l'affaire prendra une tournure judiciaire.
Un an de prison
« L'enfant vous avait été confié parce que vous étiez d'abord un homme de Dieu avant d'être un pédagogue, vous avez trahi ses parents et vous continuez à vous trahir, à vous mentir à vous-même et à tout ce que vous croyez », lancera le procureur lors du procès en 2009.
L'abbé de l'ICRSP sera condamné à un an de prison avec sursis pour atteinte sexuelle sur mineur. L'école s'était également portée partie civile au procès. Cet homme a aujourd'hui quitté le ministère.
Déplacer en Afrique
Au-delà de la faute d'un homme, c'est la couverture d'un Institut qui étonne dans cette affaire : hiérarchie qui couvre puis déplace en Afrique, là où trop souvent sont envoyés les prêtres problématiques.
Qu'a fait ce continent pour mériter d'être la poubelle de notre Eglise ?