Pour le canoniste de l'ICRSP,
violer un enfant n'est pas plus grave que...
violer un enfant n'est pas plus grave que...
Est-il plus grave :
- de violer un mineur
OU
- d'envisager la possibilité d'ordonner des femmes ?
Pour l'abbé Benoît Merly, éminent canoniste de l'ICRSP, les deux se valent. C'est pompon bleu ou bleu pompon.
Le prêtre de l'Institut du Christ Roi, soutient : "Il n'est pas moins grave d'envisager la possibilité d'ordonner des femmes que (...) de se rendre coupable d'infractions morales avec des mineurs."
Au-delà du discours surprenant, on retrouve les habituels éléments de langage ecclésiaux euphémisant les faits : parler d'infraction morale au lieu de viol ou de pédophilie.
L'abbé Merly a soutenu cette comparaison dans une tribune de L'homme Nouveau le 12 avril 2023. Face à la polémique déclenchée par ses propos, le texte a été tronqué dans la version actuelle en ligne ; un avertissement est désormais ajouté par le journal.
Site internet de L'Homme Nouveau avec mention de la censure. Capture juillet 2026.
Très surprenant : le prêtre... est aujourd'hui juge au Tribunal Pénal Canonique National (TPCN) et "vice-Official de l'Officialité interdiocésaine d'Île-de-France". Il siège donc au cœur d'affaires ecclésiales de mœurs ou autres. Il lui revient d'en juger.
Rouage essentiel du système ICRSP, Benoît Merly a par ailleurs soutenu une thèse de doctorat en droit canon avec pour thème : "Pouvoir, autorité et gouvernement dans les sociétés de vie apostolique". Un sujet qui a une saveur particulière quand on connaît la conception du pouvoir qu'a le fondateur de son Institut, l'abbé Gilles Wach.
Le jury de la thèse de l'abbé Merly était en outre présidé par "son Eminence le Cardinal Burke", grand ami et bienfaiteur de l'Institut et de son fondateur.
Enfin, juge et partie, Benoît Merly est aussi à la manœuvre pour diverses affaires internes à sa communauté.
Comment, en 2026, l'Eglise catholique peut-elle encore valider de tels (dys)fonctionnements ?
Page Facebook ICRSP France.