Déjeuner dans les salons du séminaire de Gricigliano. Photo Facebook Rotary Club Firenze Valdisieve
Déjeuner dans les salons du séminaire de Gricigliano. Photo Facebook Rotary Club Firenze Valdisieve
Gilles Wach a été membre du Roraty International durant plusieurs années. Il en serait membre honoraire ; c'est ce qu'indique une publication Facebook du club florentin à l'occasion d'une réception au séminaire de Gricigliano en novembre 2024. La publication remercie pour l' "office que l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, dirigé par notre membre honoraire, Mgr Gilles Wach, nous a dédié".
"Après l'office religieux, nous avons été invités à déjeuner par la communauté religieuse", souligne le Rotary Club Firenze Valdisieve en commentaire des photos de la réception dans les salons du séminaire de l'ICRSP.
Le Prieur Général et fondateur de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) figure déjà, a minima, en 2012, 2013 et 2014 parmi les membres du Rotary Club Firenze Valdisieve, un club de la région de Florence en Italie. Une mention indique alors qu'il est membre honoraire ces années-là.
On ne trouve guère d'informations sur sa présence et ses activités au sein de ce club, mais le site Internet de la section locale du club souhaite par ailleurs un bon anniversaire au prêtre tous les mois de novembre.
"Bon anniversaire à Gilles Wach", mentionne le site du Rotary en 2021...
... et en 2026.
Le Rotary, interdit aux prêtres avant le Concile Vatican II
Pendant la première moitié du XXᵉ siècle, l'Église catholique a observé avec méfiance le Rotary Club, fondé aux États-Unis en 1905. L'organisation, d'origine protestante et laïque, prônait une neutralité religieuse stricte qui éveillait chez les autorités ecclésiastiques le spectre de l'"indifférentisme" moral. Plus encore, l'organisation interne du club et ses réseaux d'entraide suscitaient la crainte d'une proximité cachée avec la franc-maçonnerie, fermement condamnée par Rome.
Cette défiance institutionnelle a atteint son paroxysme le 11 janvier 1951. À cette date, un décret de la Sacrée Congrégation du Saint-Office — sous le pontificat de Pie XII — interdit formellement au clergé catholique de s'inscrire aux clubs Rotary et invite les laïcs à la plus grande prudence.
Le véritable tournant s'opère dans les années 1960 avec le concile Vatican II (1962-1965), marqué par une volonté inédite d'ouverture de l'Église au monde contemporain. Renonçant aux réflexes de repli, le Saint-Siège reconsidère la nature de ce type d'associations séculières.
Le pape Paul VI reçoit les rotariens en audience au Vatican dès 1970. Depuis lors, de Jean-Paul II au pape François, la hiérarchie catholique a reçu des membres du Rotary. Aujourd'hui, de nombreux ecclésiastiques y siègent aux côtés des laïcs.