Difficulté à quitter la communauté : "On croit que désobéir
à la supérieure, désobéir à l'institution, c'est désobéir à Dieu"
à la supérieure, désobéir à l'institution, c'est désobéir à Dieu"
L'influenceuse Capucine Coudrier s'est saisie du sujet des abus dénoncés par d'anciennes Sœurs adoratrices de l'Institut du Christ Roi (ICRSP). Elle dresse, sur son compte Instagram, une analyse des "ravages de l'institution religieuse" en comparaison avec les Bénédictines de Montmartre et pointe du doigt les mécanismes qui rendent tout départ compliqué tant psychologiquement que matériellement.
"Pour briser quelqu'un, commencez par lui interdire d'exister", souligne le premier post.
Est ensuite décrite la place de la femme "considérée comme une menace, une tentation ou simplement inférieure qui doit baisser les yeux face à l'autorité masculine".
Les posts analysent surtout l'emprise et la difficulté à partir, comme un parallèle avec les victimes de violences conjugales.
"Le contrôle coercitif prend des formes multiples et rend difficile toute prise de décision, car la lucidité n'est plus la même.
Dans les cas de ces soeurs, d'autres facteurs renforcent la difficilté à partir :
Rester au couvent est une décision stratégique quand on craint de se retrouver à la rue dans un monde qu'on ne connaît plus.
Car oui, après des années d'isolement complet, on n'a plus aucune référence technologique, sociale, administrative, politique...
Et surtout, la culpabilisation religieuse est intense : on croit que désobéir à la supérieure, désobéir à l'institution, c'est désobéir à Dieu."